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Unanimité politique après la démission de Jack Lang de l’Institut du monde arabe : « la seule décision possible »
Dimanche 8 février 2026, la classe politique française, de l’extrême droite à l’extrême gauche, a salué d’une seule voix la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA). L’ancien ministre de la Culture, figure emblématique du mitterrandisme et créateur de la Fête de la musique, a « proposé » sa démission samedi 7 février, sous une pression croissante liée à ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Aucune charge pénale directe ne pèse pour l’instant contre lui dans l’affaire Epstein, mais son nom apparaît 673 fois dans les échanges et documents liés au financier américain, révélés fin janvier 2026 par la justice américaine. Ces mentions, couplées à des soupçons de liens financiers et d’intérêts communs (notamment via sa fille Caroline Lang), ont déclenché une tempête médiatique et politique.
Vendredi 6 février, le Parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille. Convoqué dimanche 8 février au Quai d’Orsay par le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, Jack Lang a préféré anticiper en remettant sa démission par courrier, invoquant le souci de « préserver l’Institut du monde arabe et son travail exemplaire » et de « pouvoir sereinement récuser les accusations ».L’Élysée a sobrement « pris acte » de cette décision, tandis que le ministère a lancé la procédure pour désigner un successeur ou un intérim via un conseil d’administration extraordinaire.
Une classe politique unanime sur l’« exemplarité »Les réactions, recueillies dimanche sur les plateaux télé et radios, traduisent un rare consensus :
De gauche à droite, les responsables insistent sur l’exemplarité attendue d’une personnalité publique à la tête d’une institution prestigieuse financée en partie par l’État et dédiée au dialogue culturel euro-arabe. Jack Lang, 86 ans, présidait l’IMA depuis 2013 (quatrième mandat en cours, initialement prévu jusqu’à fin 2026).
Cette démission rapide, sous la pression conjuguée de l’Élysée, du gouvernement et de l’opinion, marque un tournant dans la gestion des « affaires » touchant des figures historiques de la Ve République.
La justice aura désormais le dernier mot sur les soupçons financiers, mais le verdict politique est déjà tombé : Jack Lang n’avait plus sa place à la tête de l’Institut.